Comment êtes-vous arrivé ici Marc Forrat?
Par Jane Antoiak
À l’instar de son chocolat qui vous met l’eau à la bouche, Marc
Forrat est un intéressant mélange d’ingrédients. En sa qualité
de propriétaire de
La Chocolaterie Forrat, qui est basée à London et qui prend
de l’essor partout au Canada, Marc crée et vend d’onctueuses
truffes au chocolat qui fondent dans la bouche. Depuis
l’inauguration d’une petite boutique dans Covent Garden Market
au centre-ville de London en 2003, son commerce s’est maintenant
étendu jusqu’à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest). D’abord
immigrant puis citoyen, canadien, il a emprunté un chemin
intéressant et unique jusqu’à London, sa ville de résidence.
De prime abord, Forrat a tout l’air d’un Français. Pas un
francophone canadien, mais bien un Français de France. Avec son
béret qui ne le quitte pas, le nom français qu’il a donné à son
commerce et son soupçon d’accent français, il semble que le
propriétaire de La Chocolaterie Forrat est bel et bien Français.
Il vient bien de la France, mais ce pays n’était qu’une escale
pour lui. Forrat est né au Brésil de parents algériens. Il parle
aussi l’espagnol. Jeune, il a déménagé en France avec sa mère,
et c’est à Nice qu’il a appris l’art du chocolat. C’est aussi
dans cette ville qu’il a rencontré Elia Rodrigues, une
canadienne qu’il prendra pour épouse. Elle étudiait en France,
bien loin de sa ville natale de West Lorne, à l’ouest de London.
Cette rencontre fortuite a été l’occasion pour Forrat de visiter
le Sud-ouest de l’Ontario à plusieurs reprises, avant d’épouser
Elia en 1996. Après avoir vécu à Windsor et à Toronto, les deux
époux se sont établis à London en 2002. «C’est une ville très
orientée vers la famille. Et, si vous êtes ambitieux, que vous
connaissez votre métier et comptez bâtir un avenir prospère,
alors London est l’endroit tout indiqué pour vous. Les
Londoniens soutiendront une entreprise qui le mérite. Par
ailleurs, j’ai constaté qu’en étant généreux et en investissant
dans la ville, la ville vous le rend bien», a indiqué Forrat.
Marc souligne le soutien qu’il a reçu de l’Association
canadienne-française de l’Ontario – Conseil régional de
London-Sarnia – et la formation obtenue du
Small Business
Centre (Centre de soutien aux petites entreprises) à London,
où il a suivi un programme intensif de soutien aux travailleurs
indépendants. Marc emploie maintenant quatre personnes et a
vendu son concept à d’autres entrepreneurs au Canada. Il est
également membre de la London Downtown Business Association.
Forrat et Elia ont une fille qui s’appelle Emilie. Forrat croit
qu’elle prendra un jour la relève. Sa mère a quitté la France
pour venir rejoindre la famille. «C’est notre base et je ne
crois pas que nous déménagerons un jour de London. Nous
explorerons d’autres endroits, mais ma femme et ma fille adorent
la ville. C’est cette ville qui m’a aidé à devenir ce que je
suis et qui m’a pris sous son aile. Le soutien des résidants de
London était mon arme secrète la plus puissante!», révèle
fièrement Forrat.
Marc contribue à la communauté en parlant aux étudiants de
l’entrepreneuriat et en faisant don de truffes au chocolat à
plusieurs activités de collecte de fonds au profit des hôpitaux
de London. Durant son temps libre, il aime pratiquer la danse
avec sa femme et, tout récemment, a gagné lors d’une activité
charitable appelée Dancing with the Stars organisée dans la
ville. «Je fais tout ce que je peux pour apporter une
contribution. Je crois aussi qu’il faut être soi-même et ne pas
concentrer tous ses efforts sur l’argent, mais plutôt sur le
succès.»
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Jane Antoniak est écrivaine et propriétaire de Antoniak
Communications Inc, à London. Sa rubrique, intitulée « How Did
You Get Here?», a été publiée dans le journal London Free Press
pendant 5 ans, et s’est mérité un prix de la ville de London
pour la promotion de la diversité et des relations interraciales.


